On passe du collège au lycée...on devient amis, copains, connaissances, et puis comme ça on passe de l'amitié à l'indifférence.
Tu la vois cette fille là? Tu la connais? Pas un bruit. Elle n'a plus la force de prononcer le nom de cette fille qui autrefois était sa meilleure amie. Dans les couloirs, tête baissée, elle avance, elle fait son chemin, elle fait sa vie. Solitude. C'est le mot qui hante ses pensées de jours en jours. Bien sûr qu'elle a mal. Son c½ur a mal. L'amour a maintenant fait place à la haine et c'est ce venin, ancré dans son sang, qui fait trembler tout son corps. Son corps aujourd'hui anesthésié par la peur de souffrir à nouveau. Elle se cache, se construit peu à peu une muraille contre les gens. Mais malgré tout cet orgueil, elle continue à sourire. Mais ils ne voient pas que toute son âme crie en silence. Elle lui manque. Mais elle ne le montre pas, ne veut pas, ne veut plus faire le premier pas. Elle pense que c'est une marque de fierté, d'intelligence. Elle a juste oublié ce qu'était l'intelligence du c½ur.
____________________Je dois vraiment être trop sensible, non?